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Jésus Est...

Présentation générale du Missel Romain

Le 09/03/2025 0

1acj5 19Un missel est un livre liturgique utilisé principalement par les catholiques, bien que d’autres branches du christianisme aient des livres liturgiques similaires sous d’autres noms. Le missel contient les textes liturgiques et les prières spécifiques nécessaires pour célébrer la messe, y compris les lectures de la Bible, les prières eucharistiques, les chants et les instructions pour les célébrants et les fidèles.

 

 

Qu’est-ce qu’un Missel ?
Le Missel romain est un livre destiné à la célébration de l’Eucharistie, selon les normes en vigueur de l’Église catholique romaine. C'est pourquoi il est dit "romain".

Que contient-il ?
Il contient les textes de prière pour la célébration de la messe, le dimanche comme pour tous les jours de l’année. Il est organisé en plusieurs parties, selon la structure de l’année liturgique et des fêtes chrétiennes (Avent, Noël, Carême, Semaine Sainte et Pâques, Temps ordinaire), ainsi que des différentes étapes de la célébration de la messe.


À quoi sert-il ?
Pour chaque dimanche, un ensemble de textes est prévu afin de permettre à toute l’assemblée des personnes présentes de partager une même prière et louange.

Qui l’utilise ? Est-ce un livre public ?
Le texte est destiné en premier lieu aux ministres ordonnés évêques et prêtres qui président la messe. Il est également employé par divers acteurs (diacres, musiciens et chantres ou fidèles laïcs) afin d’assurer leur mission liturgique au service de la célébration de la messe.

Qui l’a écrit ?
Il est le fruit de la vie liturgique de l’Église qui, dès ses commencements, a exprimé sa prière et sa foi au travers de mots, de chants, de gestes et de prières. Progressivement, des textes sont apparus afin d’en conserver la mémoire et la richesse, mais également d’assurer ainsi la communion entre tous les chrétiens de par le monde.
La version initiale du Missel romain a été publiée en latin, suite au concile Vatican II, le 3 avril 1969. Elle sera suivie de deux autres versions en 1975 et 2002. C’est cette dernière, désignée comme editio tertia typica (3ème édition typique), qui est en vigueur aujourd’hui.


Un nouvelle traduction car la langue évolue

Cette nouvelle traduction en fait-elle un nouveau missel ?
Non, c’est une nouvelle traduction du missel romain contenu dans un nouveau livre. Les nouveautés les plus apparentes tiennent à l’effort constant de l’Église de faire évoluer le langage de sa prière, en ajustant les gestes et les formules, pour permettre la participation de tous.

Quelles sont les nouveautés ?
L’édition du présent missel met, entre autres, l’accent sur certains aspects :

une révision des traductions des prières, des préfaces et des dialogues rituels : compte tenu de l’évolution de la langue française, il convenait de retravailler les traductions des textes latins tout en les ajustant plus particulièrement au texte source ;

la mention de l’importance du silence pour la réception fructueuse de la Parole de Dieu ;

la mention, dans le symbole de Nicée-Constantinople, du terme « consubstantiel » remplaçant le « de même nature » : le terme ‘consubstantiel’ vient exprimer l’identité de substance entre le Père et le Fils au cœur de la vie trinitaire. Il s’agit d’un article de foi. Le symbole des apôtres n’a pas été modifié ;

le renouvellement des formules de la préparation des dons et de la prière sur les offrandes afin de mieux manifester que Dieu est à la source de ce que nous lui offrons sous la forme du pain et du vin ;

la mention « il dit la bénédiction » dans le formulaire de la consécration vient rappeler que Dieu est source de toute bénédiction ;

l’invitation à la communion « Heureux les invités au repas des noces de l’Agneau » permet d’exprimer le mystère de l’Alliance avec Dieu.

 

Comment s’est fait le travail de traduction ?
 

Le travail de traduction, qui a été réalisé par un groupe d’experts francophones des différents pays unis dans la Commission Épiscopale Francophone pour les Traductions Liturgiques (CEFTL), a duré environ 15 ans.
Une équipe de travail (Comiro - Commission du Missel Romain) a été constituée : trois français, un canadien, un suisse, une belge et un belgo-luxembourgeois.

Une traduction très littérale du Missale Romanum avait été préalablement réalisée. A chaque séance de la Comiro, était d'abord lu le texte latin du Missale Romanum, puis la traduction littérale, et ensuite la traduction française en usage. Était ensuite comparée cette dernière à l’original latin pour ajustements.
La qualité de la traduction était jugée selon les questions :
1°) Est-elle fidèle ? Exprime-t-elle le sens d’une manière juste ?
2°) Emploie-t-elle un vocabulaire et une syntaxe qui ne soient pas surannés, mais assez clairs et accessibles aux fidèles ? Tout doit être formulé dans un style simple, coulant, apte à être cantillé (lu à haute voix), et surtout à être prié.

Peut-on refuser ce livre ? S’impose-t-il à tous ?
Le Missel romain est destiné à toutes les églises locales, constituant l’Église universelle. Il s'est imposé à tous à partir de sa mise en usage pour chaque pays francophone de la CEFTL.

 

ICP

 

 Lire le texte en français de la Présentation Générale du Missel Romain

Voici quelques éléments couramment inclus dans un missel catholique :

1. Les lectures bibliques : Le missel contient les lectures de la Bible qui sont lues lors de la messe, c’est-à-dire celles de l’Ancien et du Nouveau Testament, ainsi que l’Évangile.

2. Les prières eucharistiques : Ces prières sont essentielles pour la consécration du pain et du vin devenus Corps et Sang du Christ pendant la messe.

3. Les prières liturgiques : Le missel comprend une variété de prières liturgiques, notamment le Gloria, le Notre Père, le Credo, et d’autres prières utilisées tout au long de la messe.

 

ANCIEN MISSEL

Vraiment, il est juste et bon de te rendre
gloire, de t’offrir notre action de grâce,
toujours et en tout lieu,
à toi, Père très saint, Dieu éternel et tout-
puissant, par le Christ notre Seigneur.

En jeûnant quarante jours au désert, il
consacrait le temps du carême;
lorsqu’il déjouait les pièges du Tentateur, il
nous apprenait à résister au péché,
pour célébrer d’un cœur pur le mystère
pascal, et parvenir enfin à la Pâque
éternelle.

C’est pourquoi, avec tous les anges et tous
les saints, nous chantons l’hymne de ta
gloire et nous proclamons :

 

 

 

 

 

NOUVEAU MISSEL

 

Vraiment, il est juste et bon, pour ta gloire
et notre salut, de t’offrir notre action de
grâce, toujours et en tout lieu,
Seigneur, Père très saint, Dieu éternel et
tout-puissant, par le Christ, notre Seigneur.

En jeûnant quarante jours au désert, il
consacrait le temps du Carême;
lorsqu’il déjouait les pièges du Tentateur
des origines, il nous apprenait à écarter le
ferment du mal; ainsi pourrons-nous
célébrer dignement le mystère pascal et
enfin passer à la Pâque éternelle.

C’est pourquoi, avec la multitude des anges
et des saints, nous chantons l’hymne de ta
gloire et sans fin nous proclamons :

 

Observons les différences de vocabulaire, les mots qui changent, qui sont supprimés, qui sont ajoutés, les différences de formulation … : Qu’est-ce qui nous frappe ? Qu’est-ce que ces changements provoquent en nous comme réactions, comme sentiments ?

Comme dans toutes les Préfaces du nouveau missel, il est question de rendre grâce pour le salut qui nous est offert. Quelle raison particulière nous donne celle-ci de rendre grâce à Dieu ?

Que nous apprend Jésus en « déjouant les pièges du Tentateur » ? Observons comment le vocabulaire de la nouvelle Préface ancre le combat spirituel de Jésus dans l’histoire du salut.

Dans le texte de l’évangile, comment Jésus nous montre-t-il le chemin de notre propre combat spirituel ? Sur qui et sur quoi pouvons nous nous appuyer pour résister au mal ?

Que nous montre-t-il d’une juste relation à Dieu ?

En ce dimanche où l’on célèbre le rite de l’appel décisif pour les catéchumènes qui, lors de la Vigile pascale, recevront les sacrements de l’initiation chrétienne, comment partageons-nous avec eux notre espérance qu’en nous tournant résolument vers le Christ, aucun mal ne pourra jamais nous séparer de lui ? Comment nous stimulons nous les uns les autres dans la conversion pour que nous soyons prêts à vivre la grâce de Pâques (RICA 143) ?

Nous pouvons terminer en priant le Notre Père et en accueillant les mots de la prière d’ouverture de la messe du 1er dimanche de Carême :

Dieu tout-puissant,
toi qui nous invites chaque année
à vivre le Carême en vérité,
donne-nous de progresser
dans l’intelligence du mystère du Christ
et d’en rechercher la réalisation
par une vie qui lui corresponde.
Lui qui vit et règne avec toi dans l’unité du Saint-Esprit,
Dieu, pour les siècles des siècles.

Église catholique en France
Édité par la Conférence des évêques de France

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