Jesus est 2

Jésus Est...

Louange et adoration chrétienne

Distinction entre l'adoration et la louange

1acjt22pui8c 10Malgré un lien étroit essentielle entre ces deux notions, l'Église catholique opère, dans le Catéchisme, une légère distinction entre les deux.

« L’adoration est la première attitude de l’homme qui se reconnaît créature devant son Créateur. Elle exalte la grandeur du Seigneur qui nous a fait (cf. Ps 95, 1-6) et la toute-puissance du Sauveur qui nous libère du mal. »

« La prière de louange, toute désintéressée, se porte vers Dieu ; elle le chante pour Lui, elle Lui rend gloire, au-delà de ce qu’il fait, parce qu’Il EST. »

Adoration

Définition : Adoration - Église catholique en France

du latin ad orare : s’adresser à
Attitude de respect et d’amour du chrétien priant Dieu comme le Dieu Unique, Celui de qui tout dépend. L’adoration s’adresse exclusivement à Dieu. Elle est avant tout d’ordre spirituel (Jean 4:24).

 

1 - Qu’est-ce que la prière d’adoration ?

Adorer, c’est accueillir la présence du Seigneur qui se donne à nous dans l’hostie consacrée. La prière d’adoration prolonge l’eucharistie célébrée au cours de la messe. De manière mystérieuse, Dieu a voulu nous rejoindre à travers les sacrements, et particulièrement dans l’eucharistie. À travers le pain et le vin consacrés, réalités concrètes, il se fait présent au milieu de nous : « Ceci est mon corps, ceci est mon sang » dit Jésus à ses Apôtres dans le récit de l’institution de la Cène. Cette parole n’est pas une équation scientifique ! Elle nous dépasse complètement. Même si on sait que l’hostie est consacrée,elle garde cette apparence de pain pauvre. Nous devons faire confiance au Seigneur quand il nous dit qu’il demeure avec nous de cette façon.

 

2 - À qui s’adresse-t-elle ?

Dans la basilique du Sacré-Cœur de Montmartre, le Saint-Sacrement est exposé en permanence. Dieu se donne à tous, mais ne peut accueillir qu’un cœur qui s’ouvre. L’adoration s’adresse à tous ceux qui veulent connaître le Seigneur, même pour ceux qui sont dans le doute de la recherche de la foi. Il existe des récits de personnes qui ont senti une présence alors qu’elles ne croyaient pas. Mais vouloir prier est un acte libre qui engage la volonté. La prière est toujours une réponse à l’appel de Dieu, qui est premier.

 

3- Comment s’y prendre ?

Avant de se mettre en prière, il est important de se fixer une durée et de s’y tenir. Les cinq ou dix dernières minutes peuvent être difficiles ! Pour commencer, je fais le signe de la croix, je me mets à genoux et je fais silence. Le silence des lèvres, mais aussi celui du corps. J’utilise la respiration pour m’apaiser. Je commence par poser un acte de foi. Je peux répéter : « Seigneur, tu es là » ou redire une parole de l’Évangile pour prendre conscience que je me trouve en sa présence : « Je suis le pain de vie. » Ma prière est rythmée par trois temps : l’accueil de la présence de Dieu, l’action de grâce – le remercier pour ce qu’il fait dans ma vie –, et l’intercession. L’essentiel n’est pas de parler beaucoup, ni de réciter un chapelet ou des prières. Il s’agit simplement de se rendre disponible.

Adoration 21

4 - Mes pensées se dispersent...

Il ne faut pas s’en vouloir ni culpabiliser. Quand on s’aperçoit que les pensées se dispersent, on peut transformer notre distraction en prière : « Seigneur, je te remets ce souci » et on revient dans le présent. Si nous pensons à des personnes, il ne faut pas hésiter à les confier au Seigneur... Et revenir à l’acte de foi : « Je suis disponible pour toi. » Peu importe si nous passons une heure à revenir de nos distractions ! Ce temps, nous l’offrons au Seigneur. L’important ne consiste pas à croire que nous avons très bien prié. L’essentiel est que notre cœur soit ouvert.

 

5 - Et si je ne ressens rien ?

On me demande souvent s’il est normal de ne rien ressentir de particulier lorsque l’on se trouve devant le Saint-Sacre-ment. Si on ressent une chaleur, une grande joie intérieure, ou que l’on perçoit la présence du Seigneur, on l’accueille. Mais si nous ne recevons pas de grâce sensible, cela ne veut pas dire que nous n’avons pas bien prié ! Ce temps est gratuit. L’essentiel est de se rendre disponible. Quand on se sent « sec », on peut lire la Parole de Dieu. Cette nourriture nous fortifie.

 

6 - Jésus est-il vraiment présent dans l’Eucharistie ?

Nous n’adorons pas l’hostie mais Dieu présent. Mais ce n’est pas une présence « locale ». Quand je communie, je reçois Dieu tout entier, mais mon voisin aussi. Et quand je prie Dieu dans ma chambre, il n’en est pas moins présent. L’eucharistie est ce moyen unique qu’il nous a donné pour nous rejoindre, de manière mystérieuse. Ce moyen simple et caché demande d’être pauvre soi-même pour accepter que Dieu prenne ce chemin-là.

 

7 - Dieu me parle-t-il à travers l’adoration ?

Des personnes disent avoir entendu un mot, une phrase que le Seigneur leur aura dite au plus profond de leur cœur. Mais cette expérience ne s’avère pas la plus répandue ! Dieu nous parle avant tout par sa présence dans ce sacrement.

 

8 - Ce cœur à cœur peut-il réellement transformer ma vie et le monde ?

Transformer le monde n’est pas la spécificité de la seule adoration eucharistique. Elle ne fait que prolonger la prière de la messe. En revanche, un cœur ouvert à la vie de Dieu transforme le monde et porte du fruit aujourd’hui. Et l’adoration est un moyen pour nous y conduire.

 

Agnès Chareton (Le Pèlerin)

 

 

Louanges

1acjt22pui8cjk 10

Qu’est ce que la Louange ?

Bien souvent la louange n’est pas bien comprise, et certains croient ne pas l’aimer, pourtant elle est au cœur de la vie chrétienne :

« La louange est la forme de prière qui reconnaît le plus immédiatement que Dieu est Dieu ! Elle le chante pour Lui-même, elle lui rend gloire, au-delà de ce qu’il fait, parce qu’IL EST. Elle participe à la béatitude des cœurs purs qui l’aiment dans la foi avant de le voir dans la Gloire. Par elle, l’Esprit se joint à notre esprit pour témoigner que nous sommes enfants de Dieu (cf. Rm 8,16), il rend témoignage au Fils unique en qui nous sommes adoptés et par qui nous glorifions le Père. La louange intègre les autres formes de prière et les porte vers Celui qui en est la source et le terme : « le seul Dieu, le Père, de qui tout vient et pour qui nous sommes faits » (1Co 8,6). »

Catéchisme de L’Eglise catholique n°2639

 

La louange c’est reconnaitre que Dieu est Dieu, c’est adorer Dieu en vérité. Afin de découvrir plus profondément ce qu’est la louange, découvrons ses trois principales formes, qui se nourrissent les unes aux autres et se complètent : la louange comme exaltation vécue collectivement, la louange comme sacrifice où le Christ se fait louange, et enfin la louange comme Gloire, vocation de tout chrétien.

 

I. La louange comme exaltation

La louange est très ancienne, et l’on peut voir très tôt dans l’histoire d’Israël ce mouvement d’élévation de l’esprit vers Dieu. Elle existe, d’après la Bible, avant même la création de l’homme : « Où étais-tu quand je posais les fondements de la terre ?… Quand les astres du matin chantaient en chœur, et que tous les fils de Dieu poussaient des cris d’allégresse ? » (Livre de Job 38, 4 – 7).

L’histoire d’Israël montre la place centrale de la louange, l’adoration de Dieu, à travers les chants et les hymnes dans des exaltations de joies. Il suffit de constater la place des Psaumes dans la Bible ou encore les danses du roi David autour de l’arche :

« David dit alors aux officiers des lévites de placer leurs frères les chantres, avec tous les instruments d’accompagnement, cithares, lyres et cymbales ; on les entendait retentir d’une musique qui remplissait de liesse. » (1 Ch 15, 16) et « David, revêtu d’un manteau de byssus, dansait en tournoyant ainsi que tous les lévites porteurs de l’arche, les chantres et Kenanya l’officier chargé du transport. » (1 Ch 15, 27).

La louange est une prière à Dieu par la musique et la danse, dans une prière d’adoration au père. La louange est donc une forme de prière très ancienne qui conduit à louer Dieu par la joie, cette joie n’étant pas une excitation mais une joie profonde du cœur de l’homme envers son Dieu d’Amour.

 

II. La louange comme sacrifice.

L’autre forme de louange, est celle du Sacrifice. L’histoire du peuple hébraïque nous permet de découvrir de manière plus profonde en quoi consiste le sacrifice de louange : Quand le peuple d’Israël est prisonnier d’Egypte, Dieu se souvient de son alliance et intervient pour sauver son peuple (Exode 2, 24-25). Louange SacrificeIl se manifeste et libère son peuple de l’esclavage d’Egypte par Moïse. Il conduit alors le peuple de Dieu dans le mont Sinaï. Dieu convoque le peuple autour de Moïse et donne une nouvelle alliance, une nouvelle loi. Il choisit alors Israël comme son peuple. Le peuple d’Israël répond à cette nouvelle alliance en affirmant « Tout ce qu’Adonaï a dit, nous le ferons et nous y obéirons » (Exode 24, 7). Moïse signe cette nouvelle alliance par un « sacrifice de communion » : Le sang d’un animal est versé sur le peuple.

Ce sacrifice de louange, cette adoration de Dieu par le sacrifice, est entièrement renouvelé dans le sacrifice du Christ sur la croix. Le Christ devient l’agneau sacrifié pour nos péchés. La célébration de la Cène est le signe de ce sacrifice du Christ, signe de cette nouvelle alliance, où le Christ devient ce sacrifice de louange au Père.

« L’Eucharistie, sacrement de notre salut accompli par le Christ sur la croix, est aussi un sacrifice de louange en action de grâce pour l’œuvre de la création. Dans le sacrifice eucharistique, toute la création aimée par Dieu est présentée au Père à travers la mort et la résurrection du Christ. Par le Christ, l’Église peut offrir le sacrifice de louange en action de grâce pour tout ce que Dieu a fait de bon, de beau et de juste dans la création et dans l’humanité. »

Catéchisme de L’Eglise catholique n°1359

 

La lettre aux Hébreux (He 13,15) nous parle de « sacrifice de louange » pour parler de ce sacrifice du Christ.. La plus parfaite louange auquelle nous participons est la louange de la Messe.

 

III. La louange : une gloire.

« C’est en lui encore que nous avons été mis à part, désigné d’avance, selon son plan préétabli de Celui qui mène toutes les choses au gré de sa volonté, pour être, à la louange de sa gloire, ceux qui ont par avance espéré dans le Christ ».

Saint Paul dans l’Épître aux Éphésiens, 1 – 11

La louange est la finalité même de la vie chrétienne. La Bienheureuse Elisabeth de la Trinité a vécu avec profondeur ce mystère et cette vocation de louange de gloire, une vocation qui commence sur la Terre mais ne finie jamais. La louange de gloire est notre vocation éternelle, celle à laquelle nous sommes tous appelés. Non seulement à participer à la louange, mais à devenir une louange :

Une louange de gloire, c’est une âme qui demeure en Dieu, qui l’aime d’un amour pur et désintéressé, sans se rechercher dans la douceur de cet amour ; qui l’aime par-dessus tous ses dons et quand même elle n’aurait rien reçu de Lui, et qui désire du bien à l’Objet ainsi aimé. Or comment désirer et vouloir effectivement du bien à Dieu si ce n’est en accomplissant sa volonté, puisque cette volonté ordonne toutes choses pour sa plus grande gloire ? Donc cette âme doit s’y livrer pleinement, éperdument, jusqu’à ne plus vouloir autre chose que ce que Dieu veut.
Une louange de gloire, c’est une âme de silence qui se tient comme une lyre sous la touche mystérieuse de l’Esprit Saint afin qu’Il en fasse sortir des harmonies divines ; elle sait que la souffrance est une corde qui produit des sons plus beaux encore, aussi elle aime la voir à son instrument afin de remuer plus délicieusement le Cœur de son Dieu.
Une louange de gloire, c’est une âme qui fixe Dieu dans la foi et la simplicité ; c’est un réflecteur de tout ce qu’Il est ; c’est comme un abîme sans fond dans lequel Il peut s’écouler, s’épancher ; c’est aussi comme un cristal au travers duquel Il peut rayonner et contempler toutes ses perfections et sa propre splendeur. Une âme qui permet ainsi à l’être divin de rassasier en elle son besoin de communiquer » tout ce qu’Il est et tout ce qu’Il a », est en réalité la louange de gloire de tous ses dons.
Enfin une louange de gloire est un être toujours dans l’action de grâces. Chacun de ses actes, de ses mouvements, chacune de ses pensées, de ses aspirations, en même temps qu’ils l’enracinent plus profondément en l’amour, sont comme un écho du Sanctus éternel. »

(Élisabeth de la Trinité dans le Ciel dans la Foi)

 

 

Qu'est-ce qui vient en premier, la louange ou l'adoration ?


Nous savons déjà que la louange précède toujours l'adoration . En effet, au verset 6 du Psaume 95, ce n'est qu'après la louange que le psalmiste nous invite à adorer et à nous prosterner devant le Seigneur, notre créateur. Il est essentiel pour tout disciple du Christ de discerner la différence entre les deux.

 

Chants et Psaumes catholiques pour le Carême et Pâques

 

 

 

Chant à la vierge Marie

 

 

 

 

Date de dernière mise à jour : 17/02/2026

Ajouter un commentaire

Anti-spam