Carême
Définition : Carême - Église catholique en France
du latin quadragesima [dies] « le quarantième [jour] » avant Pâques, quarante, ce temps durant quarante jours
Le Carême est un temps de pénitence et de conversion, qui s’ouvre avec le mercredi des Cendres et culmine dans la semaine qui précède Pâques, la semaine sainte. Celle-ci commence avec le dimanche des Rameaux (célébration de l’entrée solennelle du Christ à Jérusalem) et inclut le jeudi saint (célébration de l’institution de l’eucharistie par le Christ), le vendredi saint (célébration de la Passion du Christ et de sa mort sur la croix) et s’achève avec la veillée pascale, pendant la nuit du samedi saint au dimanche de Pâques (jour par excellence du baptême et de l’eucharistie).
Pendant ce temps liturgique qui invite « à remettre le mystère de Dieu au centre de notre vie », et à ne plus se disperser « entre les inquiétudes et les distractions quotidiennes », le pape encourage les fidèles à « prêter l’oreille à la voix du Seigneur ». Il recommande l’écoute de la Parole de Dieu dans la Bible mais aussi de la voix « de la souffrance et de l’injustice, afin qu’elle ne reste pas sans réponse ».
Le chef de l’Église catholique incite aussi à pratiquer le jeûne, un élément « irremplaçable » de la pratique religieuse selon lui. Le jeûne, la prière et l’aumône constituent les trois exercices traditionnels du carême. L’abstinence de nourriture sert « à discerner et à ordonner les ‘appétits’, à maintenir vigilantes la faim et la soif de justice » et à « discipliner le désir » pour l’orienter vers le bien, argumente le pape. À condition cependant qu’il soit vécu « dans la foi et l’humilité », glisse-t-il.
À ce propos, Léon XIV recommande aux catholiques « un jeûne qui passe aussi par la langue ». À l’instar de son prédécesseur François qui a souvent dénoncé les « médisances », le pontife américano-péruvien prône « une forme d’abstention très concrète et souvent peu appréciée, celle des paroles qui heurtent et blessent le prochain ».
Au fil du texte, le pape enjoint à « désarmer le langage en renonçant aux mots tranchants, aux jugements hâtifs, à médire de qui est absent et ne peut se défendre, aux calomnies ». Dans tous les milieux – famille, amis, travail, réseaux sociaux, politique, Église –, il exhorte à « mesurer nos paroles et à cultiver la gentillesse ».
Léon XIV insiste aussi sur « la dimension communautaire » du carême, invitant les paroisses et les groupes ecclésiaux à vivre ce temps de conversion « ensemble ». Il souhaite que les communautés chrétiennes deviennent « des lieux où le cri de ceux qui souffrent soit accueilli », afin d’édifier « la civilisation de l’amour. »
Agence I.Media