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L'enfer, la géhenne et le séjour des morts ou Shéol (Définition Église catholique)

Le 06/08/2024 0

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Qu’y-a-t-il après la mort ?

Les Livres Saints parlent des Fins Dernières pour évoquer ce qui attend l’homme à la fin de sa vie : la mort, le jugement, sa destinée éternelle, le ciel ou l’enfer. L’Église en parle surtout durant le mois de novembre. À travers la liturgie, les chrétiens sont invités à méditer sur ces réalités-là.

 

Catéchisme de l'Église Catholique

 

  • PREMIERE PARTIE LA PROFESSION DE LA FOI
    • DEUXIÈME SECTION LA PROFESSION DE LA FOI CHRETIENNE
      • CHAPITRE TROISIEME JE CROIS EN L’ESPRIT SAINT
        • Article 12 " JE CROIS A LA VIE ETERNELLE "
          • IV. L’enfer

 

 IV. L’enfer

1033 Nous ne pouvons pas être unis à Dieu à moins de choisir librement de l’aimer. Mais nous ne pouvons pas aimer Dieu si nous péchons gravement contre Lui, contre notre prochain ou contre nous-mêmes : " Celui qui n’aime pas demeure dans la mort. Quiconque hait son frère est un homicide ; or vous savez qu’aucun homicide n’a la vie éternelle demeurant en lui " (1 Jn 3, 15). Notre Seigneur nous avertit que nous serons séparés de Lui si nous omettons de rencontrer les besoins graves des pauvres et des petits qui sont ses frères (cf. Mt 25, 31-46). Mourir en péché mortel sans s’en être repenti et sans accueillir l’amour miséricordieux de Dieu, signifie demeurer séparé de Lui pour toujours par notre propre choix libre. Et c’est cet état d’auto-exclusion définitive de la communion avec Dieu et avec les bienheureux qu’on désigne par le mot " enfer ".

1034 Jésus parle souvent de la " géhenne " du " feu qui ne s’éteint pas " (cf. Mt 5, 22. 29 ; 13, 42. 50 ; Mc 9, 43-48), réservé à ceux qui refusent jusqu’à la fin de leur vie de croire et de se convertir , et où peuvent être perdus à la fois l’âme et le corps (cf. Mt 10, 28). Jésus annonce en termes graves qu’il " enverra ses anges, qui ramasseront tous les fauteurs d’iniquité (...), et les jetteront dans la fournaise ardente " (Mt 13, 41-42), et qu’il prononcera la condamnation : " Allez loin de moi, maudits, dans le feu éternel ! " (Mt 25, 41).

1035 L’enseignement de l’Église affirme l’existence de l’enfer et son éternité. Les âmes de ceux qui meurent en état de péché mortel descendent immédiatement après la mort dans les enfers, où elles souffrent les peines de l’enfer, " le feu éternel " (cf. DS 76 ; 409 ; 411 ; 801 ; 858 ; 1002 ; 1351 ; 1575 ; SPF 12). La peine principale de l’enfer consiste en la séparation éternelle d’avec Dieu en qui seul l’homme peut avoir la vie et le bonheur pour lesquels il a été crée et auxquels il aspire.

1036 Les affirmations de la Sainte Écriture et les enseignements de l’Église au sujet de l’enfer sont un appel à  la responsabilité avec laquelle l’homme doit user de sa liberté en vue de son destin éternel. Elles constituent en même temps un appel pressant à la conversion : " Entrez par la porte étroite. Car large et spacieux est le chemin qui mène à la perdition, et il en est beaucoup qui le prennent ; mais étroite est la porte et resserré le chemin qui mène à la Vie, et il en est peu qui le trouvent " (Mt 7, 13-14) :

Ignorants du jour et de l’heure, il faut que, suivant l’avertissement du Seigneur, nous restions constamment vigilants pour mériter, quand s’achèvera le cours unique de notre vie terrestre, d’être admis avec lui aux noces et comptés parmi les bénis de Dieu, au lieu d’être, comme de mauvais et paresseux serviteurs, écartés par l’ordre de Dieu vers le feu éternel, vers ces ténèbres du dehors où seront les pleurs et les grincements de dents (LG 48).

1037 Dieu ne prédestine personne à aller en enfer (cf. DS 397 ; 1567) ; il faut pour cela une aversion volontaire de Dieu (un péché mortel), et y persister jusqu’à la fin.Dans la liturgie eucharistique et dans les prières quotidiennes de ses fidèles, l’Église implore la miséricorde de Dieu, qui veut " que personne ne périsse, mais que tous arrivent au repentir " (2 P 3, 9) :

Voici l’offrande que nous présentons devant toi, nous, tes serviteurs, et ta famille entière : dans ta bienveillance, accepte-la. Assure toi-même la paix de notre vie, arrache-nous à la damnation et reçois-nous parmi tes élus (MR, Canon Romain 88).

 

Qu’y a-t-il après la mort? Le bon Dieu juge-t-il chacun au regard de sa vie?

Le Catéchisme de l’Église catholique enseigne que “la mort met fin à la vie de l’homme comme temps ouvert à l’accueil ou au rejet de la grâce divine manifestée dans le Christ“.

«Chaque homme reçoit dans son âme immortelle sa rétribution éternelle dès sa mort en un jugement particulier qui réfère sa vie au Christ, soit à travers une purification, soit pour entrer immédiatement dans la béatitude du ciel soit pour se damner immédiatement pour toujours».

Saint Jean de la Croix assure que « au soir de notre vie, nous serons jugés sur l’amour »

Catéchisme de l’Église catholique, 1021-1022.

 

L'enfer, la géhenne et le séjour des morts ou Shéol (Définition Église catholique)

 

ENFER
du latin : infernus, ce qui est en dessous
Pour beaucoup de peuples et de religions antiques, c’est le lieu du séjour des défunts après leur mort. Pour les chrétiens, c’est la privation éternelle du bonheur qu’il y a à partager la vie de Dieu (peine du dam, d’où le mot damnation). Le Nouveau testament n’a pas de mot pour désigner l’enfer en tant que sort réservé aux pécheurs. C’est en recourant aux images en usage dans le judaïsme de son temps, que le Christ en évoque la réalité. Cet enseignement ne précise rien, tant sur la nature de ces souffrances que sur l’idée d’un lieu où elles seraient subies; il met en garde chacun contre la possibilité effective d’un échec, à dimension éternelle, de sa vie. L’homme étant libre de refuser la plénitude de vie et de bonheur offerte par Dieu pour l’éternité.

 

SHÉOL
Dans les Ecritures hébraïques ce terme désigne le séjour des morts. Le Nouveau Testament utilise le mot grec « Hadès » qui fait aussi référence à la « place des morts ». Shéol/Hadès deviendra un lieu de silence et de ténèbres mais dans lequel Dieu est présent comme le dit le Psaume 138; séjour provisoire dans l’attente de la résurrection des morts et du jugement dernier. Dans le Credo les chrétiens affirment que « Jésus est descendu aux enfers ». L’apôtre Pierre nous rappelle l’universalité du salut apporté par Jésus (I Pierre 3, 18-19 et au chapitre 4, 5-6.)

 

GÉHENNE
Le mot est la transcription de l’hébreu Ge-Hinnon (Val de Hinnon) vallée située au sud de Jérusalem, où l’on avait pratiqué des sacrifices d’enfants en l’honneur du dieu Moloch. Le feu de ces sacrifices était resté le symbole du châtiment de ceux qui refusent le salut de Dieu, et la Géhenne, dans le Nouveau Testament, est synonyme de lieu de malédiction. La symbolique de la Géhenne est souvent liée à celle de l’enfer.

Église catholique en France
Édité par la Conférence des évêques de France

 

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