Jesus est 2

Jésus Est...

Les Actes de contrition, Foi, Espérance, Charité, Final

1 v 18

La vie chrétienne apporte une lumière nouvelle à l’agir humain. La foi, l’espérance et la charité viennent de Dieu et nous conduisent vers Dieu en nous aidant à vivre en relation avec Lui.

 

 

Vertus théologales : Foi, Espérance et Charité

Il s’agit des vertus qui déterminent le rapport entre l’homme et le divin, toutes les trois adressées directement à Dieu. L’étymologie même du terme théologal le suggère : il dérive du grec θεός, « Dieu » et λόγος, « mot ».

Ce sont donc des vertus qui, tout en partant de l’homme, tendent vers le divin, et en lui trouvent leur origine, objet et raison d’être. À la différence des vertus cardinales et intellectuelles, selon les théologiens de l’Église, les vertus théologales ne peuvent être obtenues uniquement par l’effort humain, mais doivent être infusées dans l’homme par la grâce divine.

Comme nous l’avons déjà dit elles sont au nombre de trois :

foi, concernant la connaissance de Dieu et le croire en Lui, ce qui amène à la connaissance de Dieu à travers la révélation ;

espérance, régulant la vie humaine en relation à la Trinité et à la promesse de salut, portant à la possession de Dieu, entendue comme vie éternelle dans la lumière de Sa gloire ;

charité, à la base de la vie de chaque chrétien, source et but de toute autre vertu, exprimant l’amour pour Dieu à travers celui pour le prochain, amenant à l’amour pour Dieu et en Dieu comme plus grande expression de l’homme dans la vie comme dans la mort.

Ces trois vertus sont strictement liées l’une à l’autre : la charité, entendue comme amour pour Dieu, dérive de la foi, i.e. de la révélation de Dieu, et aussi de l’espérance dans la vie éternelle amenée par la connaissance de Dieu. En réalité, le parcours à travers lequel ces trois vertus nous guident est un parcours de grâce et d’élévation spirituelle, destiné à conduire celui qui l’entreprend à l’expression maximale de sainteté que Dieu peut offrir à ses fils.

Les vices opposés aux vertus théologales, i.e. ceux qui naissent du manque de ces mêmes vertus, sont :

  • incrédulité, qui naisse du manque de foi, et amène au blasphème et à l’apostasie (le reniement de Dieu) ;
  • désespoir, qui nait du manque d’espérance ;
  • haine, qui nait du manque d’amour et de charité.

 

Foi

Si nous partons du principe que Dieu est Vérité, nous pouvons dire que la foi est la vertu qui nous permet de croire en Lui et en tout ce qu’Il a révélé comme unique et inéluctable Vérité. C’est la vertu qui amène à croire, aveuglement, complètement, en s’abandonnant sans réticences à la volonté de Dieu.

Dans le Concile Vatican II, la foi est ainsi décrite : « À Dieu qui se révèle est due l’obéissance de la foi […], par laquelle l’homme se remet tout entier et librement à Dieu (se totum libere Deo committit) dans un complet hommage d’intelligence et de volonté à Dieu qui révèle et dans un assentiment volontaire à la révélation qu’Il fait » (Cost. Dogm. Dei Verbum 5 ; EV 1, 877).

Se remettre tout entier à Dieu donc est la clé de la foi, mais il ne s’agit pas d’un abandon passif. La foi exige également que nous agissions au nom de Dieu, selon sa volonté, et uniquement cela nous rend dignes d’être ses fils, et partie du corps de Jésus. Comme nous le lisons dans une lettre de Jacques : « la foi sans les œuvres est morte » (Jacques 2,26).

C’est donc Jésus qui nous indique comment la foi doit être vécue pleinement, non seulement en tant que confiance absolue en Dieu et en sa volonté, mais également en tant que témoignage constant, à répandre le plus possible. Uniquement ceci conduit au salut.

« Quiconque me confessera devant les hommes, je le confesserai aussi devant mon Père qui est dans les cieux ; mais quiconque me reniera devant les hommes, je le renierai aussi devant mon Père qui est dans les cieux » (Matthieu 10,32-33).

 

Espérance

L’espérance est la vertu qui pousse l’homme à désirer le salut éternel et le royaume des cieux en tant que forme maximale de bonheur et d’accomplissement de l’existence. Elle nait dans la confiance en la promesse de Christ, qui a révélé que pour ceux qui vivent dans la volonté de Dieu et se laissent guider par le Saint-Esprit il y aura une vie après la mort, éternellement heureuse pour les gentils, éternellement malheureuse pour les méchants.

Saint Paul reconnait l’importance du Saint-Esprit, qui est la véritable aide pour ceux qui souhaitent le salut éternel. En effet, la force de l’homme ne suffit pas pour l’obtenir, mais il faut également la grâce que Dieu a insufflé dans nos cœurs par le biais du Saint Esprit : « L’espérance ne trompe point, parce que l’amour de Dieu est répandu dans nos cœurs par le Saint-Esprit qui nous a été donné » (Romains 5,5).

L’espérance puise donc sa force d’un côté de Jésus-Christ, qui a promis, et de l’autre côté du Saint-Esprit, que Dieu nous a offert comme « carburant » pour alimenter cette promesse.

L’espérance ne doit pas être entendue comme une simple aspiration au bonheur après la mort. Chaque action de notre vie, chaque activité, en tire vigueur et raison d’être. L’espérance nous pousse à affronter les épreuves de tous les jours, nous soutient dans les désillusions et nous protège dans les moments de découragement. En elle est le véritable moteur de notre vie quotidienne nous être chrétiens, et ce moteur alimente également les autres vertus théologales, foi et charité.

Dans notre poursuite de l’espérance, nous devons penser à Abraham, un véritable modèle en ce sens, symbole et origine même de l’espérance du peuple élu : « Espérant contre toute espérance, il crut, en sorte qu’il devint père d’un grand nombre de nations » (Romains 4,18).

Jésus a voulu alimenter le feu de l’espérance en prêchant les béatitudes, qui décrivent aux hommes ce qu’il faut pour être véritablement heureux et qui offrent un modèle pour vivre selon Ses enseignements. L’homme qui vit selon les enseignements de Jésus, bénit par ces béatitudes, est déjà tendu vers le salut.

Quelques exemples de béatitudes que nous pouvons trouver dans le Sermon sur la montagne : « Heureux les pauvres d’esprit, car le royaume des cieux est à eux ! Heureux les affligés, car ils seront consolés ! Heureux les débonnaires, car ils hériteront la terre ! Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice, car ils seront rassasiés ! Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde ! Heureux ceux qui ont le cœur pur, car ils verront Dieu ! Heureux ceux qui procurent la paix, car ils seront appelés fils de Dieu ! Heureux ceux qui sont persécutés par la justice, car le royaume des cieux est à eux ! Heureux serez-vous, lorsqu’on vous outragea, qu’on vous persécutera et qu’on dira faussement de vous toute sorte de mal, à cause de moi. Réjouissez-vous et soyez dans l’allégresse, parce que votre récompense sera grande dans les cieux » (Matthieu 5,3-12).

Sainte Thérèse d’Avila, religieuse et mystique espagnole, une des figures les plus importantes de la Réforme catholique, dans Exclamaciones del alma a su Dios, écrit des mots splendides concernant comment un véritable chrétien devrait vivre chaque jour l’espérance : « Ô mon âme, espère, espère, car tu ne sais quand viendra ni le jour ni l’heure. Veille avec soin, puisque tout passe en un instant, quoi que l’excès de tes désirs te représente comme douteux ce qui est certain, et comme long ce qui est court. Considère que plus longtemps tu combattras, plus tu feras connaître en ce monde l’amour que tu portes à ton Dieu et jouiras un jour avec plus de délices de ton Bien-aimé dans une joie et un contentement qui ne finiront jamais ».

 

Charité

La charité est la vertu de l’amour par excellence. Amour pour Dieu au-dessus de tout, et amour pour le prochain en tant que manifestation de l’amour pour Dieu.

Elle est considérée comme la plus importante des trois vertus théologales, puisqu’elle inspire et donne de la force tant à la foi qu’à l’espérance.

Ainsi écrit Saint Paul : « Maintenant donc ces trois choses demeurent : la foi, l’espérance et la charité ; mais la plus grande de ces choses, c’est la charité ! » (1 Corinthiens 13,13).

Jésus en est le porteur, Lui qui a aimé ses amis jusqu’à la fin, en donnant sa vie pour eux et qui a donné à ses disciples un nouveau commandement : « Comme le Père m’a aimé, je vous ai aussi aimé. Demeurez dans mon amour » (Jean 15,9).
Et surtout : « C’est ici mon commandement : aimez-vous les uns les autres, comme je vous ai aimés » (Jean 15,12).

L’amour pour le prochain auquel Jésus nous invite est total, universel, puisqu’il inclut également ceux que nous ne connaissons pas et même nos ennemis. Pour ceci, comme déjà pour l’espérance, nous somme aidé par le Saint-Esprit. C’est grâce à lui, en plus de l’observation constante des commandements, que nous pouvons manifester notre amour, notre charité. Nous devons toujours tenir en compte que l’amour pour le prochain n’est autre qu’un moyen, une preuve de notre amour pour Dieu.

La charité chrétienne s’adresse donc à deux sujets :

Dieu, qui doit être aimé en soi au-dessus de toute autre chose, et qui s’est révélé grâce à la foi ;

Nous-mêmes et notre prochain, que nous devons aimer pour amour de Dieu.

En ce qui concerne l’amour envers Dieu, il doit être total, sans limites.

C’est encore Jésus qui nous explique comment et combien nous devons aimer Dieu : « Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, et de toute ta pensée. C’est le premier et le plus grand commandement » (Matthieu 22,37-38).

Et Saint Antoine de Padoue dans ses sermons répète plusieurs fois la nécessité d’aimer Dieu avec « tout ce que tu es, tout ce que tu as […] avec tout ton cœur et tout ton esprit, puisque Dieu s’est donné tout entier, et l’homme ne peut que le rendre de la même manière, sans réserve, sans en retenir une partie ».

 

(Holyart.fr)

 

 

Les Actes de contrition, Foi, Espérance, Charité, Final

 

1 v 26

Acte de contrition

Mon Dieu, j'ai un très grand regret de vous avoir offensé, parce que vous êtes infiniment bon et que le péché vous déplaît. Je prends la ferme résolution, avec le secours de votre sainte grâce, d'essayer ne plus vous offenser et de faire pénitence.

Acte de foi
Mon Dieu, je crois fermement toutes les vérités que vous avez révélées et que vous nous enseignez par votre Eglise, parce que vous ne pouvez ni vous tromper ni nous tromper.

Acte d'espérance
Mon Dieu, j'espère avec une ferme confiance que vous me donnerez, par les mérites de Jésus-Christ, votre grâce en ce monde et le bonheur éternel dans l'autre, parce que vous l'avez promis et que vous tenez toujours vos promesses.


Acte de charité
Mon Dieu, je vous aime de tout mon coeur et par-dessus toutes choses, parce que vous êtes infiniment bon et infiniment aimable, et j'aime mon prochain comme moi-même pour l'amour de vous.


Invocation finale 
Sainte Mère de Jésus, mon ange gardien, saint Joseph et mon saint patron, portégez-moi durant cette nuit et au cours de ma vie tout entière, spécialement à l'heure de ma mort.

Ainsi soit-il.

Date de dernière mise à jour : 17/07/2026

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