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Lundi de pentecôte : fête de la Bienheureuse Vierge Marie, Mère de l’Eglise

Le 24/05/2026 0

A2 bisEn 2018, le pape François a institué la Mémoire obligatoire de la Vierge Marie, Mère de l'Église le lundi après la Pentecôte, par le décret Laetitia plena. Le décret fut signé au 11 février , au 160e anniversaire des apparitions de la Sainte Vierge à Lourdes.

 

 

Marie, Mère de l’Eglise est fêtée le lundi de Pentecôte

 

Conformément à la volonté du pape François, la mémoire de Marie Mère de l’Église est désormais obligatoire pour toute l’Église de rite romain, le lundi après la Pentecôte. La Congrégation pour le Culte divin et la Discipline des sacrements publie a publié samedi 3 mars 2018 un décret signé le 11 février 2018, date du cent-soixantième anniversaire de la première apparition de la Vierge à Lourdes.

Ce décret institue la mémoire obligatoire de Marie Mère de l’Eglise pour toute l’Eglise universelle. Depuis plusieurs années déjà, dans certains pays et certains Ordres et Communautés religieuses, on célébrait déjà, le lundi de Pentecôte, la mémoire de Marie Mère de l’Eglise. Une messe votive existe déjà à ce titre dans le Missel Romain. Le pape Jean-Paul II avait déjà permis d’invoquer Marie Mère de l’Eglise dans la litanie ! A partir de cette année, c’est donc toute l’Eglise Catholique qui célébrera la messe du lundi de Pentecôte en l’honneur de Marie, Mère de l’Eglise.

Pourquoi Marie est-elle la Mère de l’Eglise ? Cela a des fondements bibliques. Dans les Actes des Apôtres, Marie avec les Apôtres au Cénacle (Ac 1,13-14), sont en prière, en attendant la venue du Saint Esprit qui marque la naissance de l’Eglise. Célébrer Marie Mère de l’Eglise le lundi de Pentecôte, – reprise du temps ordinaire dans la liturgie-, signifie que l’Eglise, née du Saint Esprit en présence de Marie, est aussi conduite et accompagnée dans l’histoire par sa présence maternelle. Cette nouveauté liturgique introduite par le pape François souligne le lien étroit entre chaque baptisé, l’Eglise entière et la Mère du Seigneur. Accueillir la maternité ecclésiale de Marie est un acte d’obéissance du Seigneur Jésus lui-même qui, sur la croix, a demandé à chaque disciple d’accueillir Marie comme Mère, en s’adressant au disciple bien-aimé qui nous représente : « Jésus, voyant sa mère, et près d’elle le disciple qu’il aimait, dit à sa mère : « Femme, voici ton fils. » Puis il dit au disciple : « Voici ta mère. » Et à partir de cette heure-là, le disciple la prit chez lui. » (Jn19, 26-27) ;

Le Concile Vatican II souligne la place de la Bienheureuse Vierge Marie dans le Mystère du Christ et de l’Eglise. Le concile affirme en effet que la Vierge Marie « se trouve aussi, comme descendante d’Adam, réunie à l’ensemble de l’humanité qui a besoin de salut ; bien mieux, elle est vraiment « Mère des membres « du Christ »… ayant coopéré par sa charité à la naissance à la naissance dans l’Eglise des fidèles qui sont les membres de ce Chef » (LG53). L’Eglise étant le Corps du Christ dont chaque baptisé est membre, Marie étant la Mère du Christ, est par conséquence, Mère de tous les membres du Corps du Christ, Mère de tous les disciples qui forment l’Eglise. Le pape Paul VI, dans son discours de conclusion de la III session du Concile Vatican II le 21 novembre 1964 invoquait Marie en disant : « O Vierge Marie, Mère très auguste de l’Eglise, nous te recommandons toute l’Eglise et le concile œcuménique !  ».

Nous savons tous l’attachement du pape François à Marie dont il nous rappelle qu’elle est notre Mère, et en tant que mère, n’abandonne jamais ses enfants et ne rougit jamais de leurs fautes ! En ce lundi de Pentecôte, célébrons dans la foi l’eucharistie en l’honneur de Marie, Mère de l’Eglise, Mère de tous les disciples. Elle nous enfante, nous conduit et nous accompagne pour devenir chaque jour une Eglise des disciples bien-aimés, plus proche de Jésus, à l’exemple du Disciple bien-aimé qui lui fut confié par Jésus sur la croix comme fils, et à qui elle fut confiée comme Mère. Marie, Mère de l’Eglise, priez pour nous !

 

Père Joseph Bavurha
Responsable diocésain de la Pastorale Liturgique Sacramentelle

Source : diocèse de Toulouse

 

Pourquoi célèbre-t-on la fête de Marie, « Mère de l’Église » ?

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Le 11 février 2018, jour du 160e anniversaire de la première apparition de la Vierge Marie à Lourdes, à l’initiative du regretté pape François, un décret a été publié. Ce document de la Congrégation pour le Culte divin et la Discipline des sacrements inscrit dans le calendrier romain une journée de mémoire obligatoire en hommage à Marie, « Mère de l’Église ».

L’objectif ? Favoriser la croissance du « sens maternel de l’Église » et d’une vraie piété mariale. Cette célébration permet aux fidèles de se rappeler, selon le très conservateur cardinal Sarah (qui a signé, en tant que préfet, le décret, ndlr) que Marie peut nous guider dans la vie spirituelle, comme une mère conduit son enfant. Et que la vie chrétienne, pour grandir, doit être centrée sur la Croix, l’eucharistie, mais aussi sur Marie.

Les catholiques du monde entier sont donc appelés, ce jour-là, à participer à la messe qui lui est consacrée et à la prier. Avec le soucis de chercher à imiter sa foi, sa fidélité et sa confiance totale en Dieu, ainsi que sa persévérance.

 

Quel est la relation des papes avec Marie, « Mère de l’Église » ?

Le défunt pape François n'est pas le premier à s'attacher à la figure de Marie, comme « Mère de l'Église ». Sans qu'aucune fête obligatoire ne lui soit jusque-là consacrée, elle a toujours été présente dans l'édification de l'Église par les papes, au cours de l'Histoire.

Mais déjà avant, au XXe siècle, durant le Concile Vatican II, saint Paul VI reconnaissait solennellement la Très-Sainte Vierge Marie comme la « Mère de l'Église, c'est-à-dire Mère de tout le peuple chrétien, aussi bien des fidèles que des pasteurs, qui l'appellent Mère très aimable ».

 

Que pensaient les saints catholiques de Marie, « Mère de l'Église » ?

Déjà au Ve siècle, saint Augustin (354-430) et saint Léon-le-Grand (pape de 440 à 461) affirmaient déjà que si la Vierge Marie était la mère de Jésus, alors forcément elle était et est encore la « Mère de l'Église ».

 

Quelles ont été les initiatives en faveur de Marie, « Mère de l'Église » ?

Certains pays, comme la Pologne ou l'Argentine, ont par leur propre initiative, inscrit cette célébration dans leur calendrier.

En France, le 15 août, la fête de l'Assomption de Marie est également célébrée depuis le vœu du roi Louis XIII, en 1638.

 

Quelle est la prière du pape François à Marie, « Mère de l'Église » ?

« Ô Mère, aide notre foi !

Ouvre notre écoute à la Parole, pour que nous reconnaissions la voix de Dieu et son appel.

Éveille en nous le désir de suivre ses pas, en sortant de notre terre et en accueillant sa promesse.

Aide-nous à nous laisser toucher par son amour, pour que nous puissions le toucher par la foi.

Aide-nous à nous confier pleinement à Lui, à croire en son amour, surtout dans les moments de tribulations et de croix, quand notre foi est appelée à mûrir.

Sème dans notre foi la joie du Ressuscité.

Rappelle-nous que celui qui croit n'est jamais seul.

Enseigne-nous à regarder avec les yeux de Jésus, pour qu'il soit lumière sur notre chemin.

Et que cette lumière de la foi grandisse toujours en nous jusqu'à ce qu'arrive ce jour sans couchant, qui est le Christ lui-même, ton Fils, notre Seigneur !

Ainsi soit-il. »

 

Quelle est la prière de saint Jean-Paul II à Marie, « Mère de l'Église » ?

« Ô Mère de miséricorde, nous confions à Ton cœur et à Ton amour le peuple entier et l'Église de cette terre. Garde-nous de toute injustice, de toute division, de toute violence et de toute guerre. Garde-nous de la tentation et de l'esclavage du péché et du mal. Sois avec nous ! Aide-nous à vaincre le doute par la foi, l'égoïsme par le service, l'orgueil par la mansuétude, la haine par l'amour. Aide-nous à vivre l'Évangile et la folie de la Croix afin de pouvoir ressusciter avec ton Fils à la vraie vie, avec le Père, dans l'unité de l'Esprit Saint.

Ô Mère du Christ, sois notre réconfort et donne force à tous ceux qui souffrent: aux pauvres, à ceux qui sont seuls, aux malades, aux non-aimés, aux abandonnés. Donne la paix à notre terre divisée ; et à tous, la lumière de l'espérance.

Ainsi soit-il. » 

(Le Pèlerin)

 

 

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